Publication d’une étude de capitalisation sur des projets d’électrification rurale en Afrique

Cette publication présente les enseignements de capitalisations portant sur des projets de développement de mini-réseaux électriques situés en Afrique et portés par trois opérateurs privés (IED, Sagemcom, Nanoé) et trois ONG (le Gret, le Geres et la Fondem). Ces démarches de capitalisation ont été soutenues par l’AFD, l’Ademe et le FFEM.

FAIRE LE POINT SUR LE SAVOIR-FAIRE ACQUIS DANS LE SECTEUR DES MINI-RÉSEAUX D'ÉLECTRIFICATION RURALE

Les trois ONG se sont basées sur les résultats de leurs projets existants et de leur expérience terrain pour communiquer les bonnes pratiques et formuler des recommandations dans le but de répliquer ces mini-réseaux électriques.

Les objectifs de l’exercice étaient d’identifier et partager ensemble les leviers et freins au développement et à la viabilité des infrastructures, d’améliorer les pratiques et les modalités d’intervention et de faciliter les interventions terrain.

Trois axes de travail ont donc été identifiés pour mener à bien cette capitalisation :

le rôle et les liens entre les parties prenantes des projets

les modes opératoires propres aux ONG

les modes de gouvernance des infrastructures développées et leur pertinence

Pour chacun des trois axes de capitalisation identifiés, des questions évaluatives ont été formulées et ont fait l’objet de fiches de synthèse. A chaque question, des hypothèses de travail ont été formulées afin d’être validées ou infirmées.

Positionnement des ONG en renforcement des acteurs locaux (maîtrises d’ouvrage nationales et locales, opérateurs de mini-réseaux, entrepreneurs, etc.), modalités de fonctionnement, de contractualisation et de gouvernance, conception et conditions de viabilité économique, valorisation des impacts au regard des coûts associés, durabilité des projets et évolution dans le temps : les conclusions sont nombreuses sur des sujets piliers de la réussite des projets d’électrification rurale en Afrique.

UN MODÈLE FRAGILE QUI NÉCESSITE UNE PLUS GRANDE FLEXIBILITÉ ET UN APPUI PLUS SOUTENU DE LA PART DES ORGANISMES FINANCEURS

L’étude a également porté sur les modes opératoires des projets, la temporalité de leur préparation et de leur mise en œuvre, mais aussi sur le rôle des institutions publiques et des bailleurs de fonds. Dans des contextes réglementaires parfois complexes et rigides, l’anticipation, la flexibilité et un dialogue approfondi au niveau local doivent être renforcés pour assurer le montage des projets.

Par ailleurs, la stimulation du vivier local d’entrepreneurs et l’appui au financement des équipements productifs et d’usage est aujourd’hui reconnu comme une nécessité pour maximiser les impacts des projets. Enfin, les participants ont fait valoir qu’une meilleure flexibilité dans les procédures de sélection des projets par les organismes financeurs permettrait de favoriser les innovations dans les modes de faire, et dans les options techniques à disposition des bénéficiaires. 

Les conclusions montrent notamment que les projets d’électrification rurale requièrent un réel suivi sur l’évaluation des impacts et des moyens de refinancement potentiels. 

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